Kumpital Daakaa MediaCiforen Jiyaara Mbuur e mawninde Alla e golle Ceerno Ahmadu Baro e Ceerno Muhammadul Mansuur Baro Rta.Sabu golle maɓɓe moƴƴe mawɗe ɗeɓe ngollanii Alla e sunna e Nelaaɗo Alla s.a.s.Ɓe ngoni yeru mawɗo e juulɓe ballal maɓɓe yettiima kala tijjaaniyaŋke.Jiyaara oo ko 03/04/ e 05 Feebriyee 2022.Goomu timmuɗo Daakaa Media Rajo e Ayaawo kala maa yetto toon.Alh Abuu Njaay Hooreejo Daakaa Media.

Kumpital Daakaa MediaCiforen Jiyaara Mbuur e mawninde Alla e golle Ceerno Ahmadu Baro e Ceerno Muhammadul Mansuur Baro Rta.Sabu golle maɓɓe moƴƴe mawɗe ɗeɓe ngollanii Alla e sunna e Nelaaɗo Alla s.a.s.Ɓe ngoni yeru mawɗo e juulɓe ballal maɓɓe yettiima kala tijjaaniyaŋke.Jiyaara oo ko 03/04/ e 05 Feebriyee 2022.Goomu timmuɗo Daakaa Media Rajo e AyaawoLire la suite « Kumpital Daakaa MediaCiforen Jiyaara Mbuur e mawninde Alla e golle Ceerno Ahmadu Baro e Ceerno Muhammadul Mansuur Baro Rta.Sabu golle maɓɓe moƴƴe mawɗe ɗeɓe ngollanii Alla e sunna e Nelaaɗo Alla s.a.s.Ɓe ngoni yeru mawɗo e juulɓe ballal maɓɓe yettiima kala tijjaaniyaŋke.Jiyaara oo ko 03/04/ e 05 Feebriyee 2022.Goomu timmuɗo Daakaa Media Rajo e Ayaawo kala maa yetto toon.Alh Abuu Njaay Hooreejo Daakaa Media. »

Cheikh Ahmadou Bamba: ses origines, sa rencontre avec Lat Dior et sa résistance colonialeDe son patronyme BA, comme les Peulhs Dényankobé, les ascendants de Cheikh Ahmadou Bamba sont des Foutankais, même s’il est lui-même de culture Ouolof. Cheikh Ahmadou Bamba, en raison de ses origines peules, a un lien de parenté avec El Hadji Malick SY et El Hadji Omar Foutiyou TALL. «La tradition conserve le souvenir d’une lointaine ascendance : à la quatrième génération, l’aïeul portait le nom d’honneur de BA qui dénote des origines de Peuls noirs. Bien entendu ce fut un Toucouleur Wolofisé, fixé, marié, naturalisé en pays Ouolof» dit Vincent MONTEIL. «Le quatrième ascendant d’Ahmadou Bamba était un Toucouleur et originaire du Fouta. C’est lui le premier qui vient s’établir en pays Ouolof, s’y maria avec une femme du pays et adopta les mœurs et usages du pays» écrit Paul MARTY, un contemporain de Cheikh Ahmadou Bamba. Sa mère, Mariame Diarra Bousso LY (1833-1866), une peule originaire de Golléré, dans le département de Podor, est décédée à Porokane, dans le Nioro du Rip, dans la région de Kaolack, dans le fief de Maba Diakhou BA. D’une piété incommensurable, surnommée «Jâratu-I-Lah», la «Voisine de Dieu», les Mourides lui vouent un grand culte : «Celui qui, ayant acquis le savoir, ne s’emploie pas à conformer ses comportements et conduites à ses connaissances, est comparable à un âne qui ploie sous le faix d’un lourd chargement de livres savants et qui, bien entendu, ne saurait profiter de tant de sciences» écrit Bamba. Aussi, un pèlerinage annuel des Mourides est dédié à Diarra Bousso LY. Ce sont des marabouts Toucouleurs, issus de la famille de sa mère, qui ont donné une éducation religieuse à Cheikh Ahmadou : Mohamadou Bousso et Samba KA. Cheikh Bamba a eu également une grande proximité avec Cheikh Sidya, un marabout mauritanien.Le patronyme «M’Backé» est, en fait, tiré du nom village fondé par ses ancêtres dans le Baol en 1802, dans une parcelle de terre donnée à Maharam, par le 2ème Damel du Cayor, Amary N’Goné Sobel FALL. Le grand-père de Cheikh Ahmadou Bamba, Balla M’Backé, fonda à la fin du XVIIIème siècle le village de M’Backé. C’est là que naquit son fils, Momar Anta Saly qui fit ses études avec un grand marabout nommé Ahmadou Bamba. C’est pour cela que Momar donna le nom d’Ahmadou Bamba, à son deuxième fils né vers 1852, qui deviendra le guide des Mourides ; Oumar BA, archiviste et Serigne Sam M’BAYE, traducteur des «Itinéraires du Paradis», situent sa naissance en 1855. Ahmadou Bamba porte le prénom d’un ami de son père, Amadou SALL, un marabout peul qui aurait instruit Momar Anta Sally. Par conséquent, Bamba est né sous Auguste Léopold PROTET, gouverneur du Sénégal de 1850 à 1854. Le jeune Bamba, pétri de pudeur, de chasteté et piété familiale, est d’abord confié à son oncle Mouhamadou BOUSSO et à Samba Toucouleur KA, pour son initiation au Coran. Tafsir M’Backé reprendra, par la suite, le relais. Dans ce monde peul de son enfance, Bamba est constamment en lutte contre les vices comme la jalousie, l’orgueil, l’avidité et l’égoïsme, il prêchait, par la parole et les actes, l’humilité, l’esprit de sacrifice, la solidarité, la générosité et le dépassement de soi. Grand humaniste, animé d’une grande compassion, Cheikh Ahmadou Bamba recherchait en permanence, dans son combat contre le colon, tout ce qui élevait la dignité de l’homme sénégalais. Il «était brave, mais il ne précipitait rien sur un excès de colère ou fanatisme, et ne s’enorgueillissait pas. Loin de l’abaissement et de l’avilissement, il ignorait la peur, la frayeur et la petitesse d’âme» écrit Serigne M’Backé Bassirou, un de ses biographes.Au cours des invasions de Maba Diakhou BA (1809-1867), un disciple de El Hadji Omar TALL, la région du Baol fut dévastée, le grand-père, Balla M’Backé fut tué et son père Momar Anta Saly fut déporté au Saloum, à Prokhane. Momar Anta Saly, pour assurer sa survie, donne des enseignements coraniques et devient le percepteur des enfants de Maba Diakhou BA, dont Saër Maty, et assure les fonctions de Cadi. C’est là, vers 1865 que le jeune Ahmadou Bamba fit la connaissance du Damel du Cayor, Lat-Dior, qui maria sa sœur Thioro DIOP à Momar Anta Saly. Dans son Jihad, Maba Diakhou avait accueilli Lat-Dior DIOP, l’a converti à l’Islam en 1864, et a refusé de le remettre aux autorités coloniales. Mais avec la duplicité du Bour du Sine, Coumba N’Doffène DIOUF, Maba Diakkou fut tué à Somb, le 18 juillet 1867. N’ayant plus de protecteur, Lat-Dior avec sa soumission au colonisateur fut réintégré comme Damel du Cayor en 1871 et la famille de Cheikh Ahmadou le suivi. Le père Bamba devait mourir dans le Cayor en 1882, à M’Backé Cayor. Bamba refusa le poste de Cadi c’est-à-dire chef du service judiciaire du Cayor en disant : «j’ai honte que les anges me voient porter mes pas auprès d’un roi autre qu’Allah». En effet, Cheikh Bamba refusant de se placer sous la protection de Lat-Dior : «Ils m’ont dit réfugies-toi auprès des Sultans tu auras des cadeaux enrichissants en permanence ; j’ai dit : «Je me réfugie auprès de mon Seigneur, me suffis de Lui et ne me satisfais que du savoir et de la religion» dit-il. Cette conduite irréprochable vis-à-vis des détenteurs du pouvoir temporel lui attira l’affection de beaucoup d’éléments de la population.Samba Laobé FALL et Lat-Dior DIOP seront vaincus définitivement par le colonisateur en octobre 1886 et le Cayor démembré ; ce qui oblige Ahmadou Bamba à revenir s’installer à M’Backé dans le Baol, un village fondé par son grand-père. Ahmadou Bamba va lui-même ériger un nouveau village du nom de Touba. Mais à cette époque, le Baol est une province livrée à l’anarchie et au désordre, en raison de son chef, Thieyacine FALL. Les chefs du parti Tiéddo furent mis à mort ; Tanor Gogne DIENG, un ami et protecteur de Cheikh Ahmadou Bamba, devient le Tègne du Baol de 1890 à 1894. Cheikh Ahmadou Bamba entretient toujours des relations cordiales, avec Saër Maty, le fils de Maba Diakhou BA, qui voulait continuer la guerre sainte de son père, avec l’appui des Anglais, installés en Gambie. A partir de fin 1888, le colonisateur commence à s’inquiéter des activités de Cheikh Ahmadou et le surveille de très près. «L’installation de Serigne à distance égale des deux fleuves Sénégal et Gambie, pouvait devenir, très facilement, le centre d’un groupement hostile à notre influence» écrit Paul MARTRY, dans son rapport. Le gouverneur, Clément THOMAS, en 1889, demande à Bamba, de «prêcher le calme à ses adeptes». En effet, Bamba a créée sa voie du Mouridisme «Quiconque m’accompagne pour la seule et simple raison de s’instruire, peut désormais chercher ailleurs, mais quiconque partage mon ambition et ma volonté peut me suivre dans la nouvelle Voie que j’ai tracée».C – Cheikh Ahmadou Bamba a organisé une résistance passiveEn 1895, avec la mort du Tègne du Baol, Tanor DIENG, la dislocation de cette province désormais sous administration directe du colonisateur, Alboury N’DIAYE, le Bourba du Djolof étant malade, faible et déconsidéré, Cheikh Ahmadou Bamba fonda un nouveau village, dans le canton de Bakkal, dans le Djolof, avec 500 de ses talibés qu’il appela Touba (Djolof). Aussitôt, ses anciens amis, les soldats de Lat-Dior et du Bourba Alboury, les déserteurs, les chefs révoqués, les Peulhs fanatisés affluent auprès de Bamba. En mai 1895, Samba Laobé FALL, le Damel du Cayor, déclare sa conversion au mouridisme. Les populations rechignent à payer l’impôt au colonisateur français. Cheikh Ahmadou, qui s’est rapproché des Tidjanes, censés être des Jihadistes, comme Maba Diakhou, Bamba est arrêté le 10 août 1895. Condamné à l’internement politique par décision du 5 septembre 1895, Cheikh Ahmadou Bamba fut déporté de 1895 à 1902, à la forêt inhospitalière de Mayumba, au Gabon. «Si l’on n’a pas pu relever contre Amadou Bamba aucun fait de prédication de guerre sainte bien évident, son attitude, ses agissements, surtout ceux de ses principaux élèves sont de tous points suspects» dit le Conseil privé qui «après avoir entendu la lecture des rapports de Messieurs Merlin et Leclerc et fait comparaitre Ahmadou Bamba a été d’avis, à l’unanimité, qu’il y avait lieu de l’interner au Gabon, jusqu’à ce que l’agitation causée par ses enseignements soit oubliée au Sénégal», séance du 5 septembre 1895. Le Directeur des Affaires politiques considère que l’ambition d’Amadou Bamba était de devenir, par personne interposée, le véritable chef du Baol, puis du Djolof. «Ahmadou Bamba nous a échappés en 1892 en protestant de ses bonnes intentions mais en réalité comme tous les chefs musulmans c’est un djihadiste et cette fois-ci il ne faut pas qu’il nous échappe, il faut qu’on s’empare de lui et qu’on règle son problème définitivement» dit LECLERC. Lors de ce procès, Cheikh Ahmadou Bamba fit une prière de deux rakkas dans le bureau du Gouverneur avant d’adresser la parole au Conseil pour lui signifier sa ferme intention de ne se soumettre qu’à Dieu. Par cette prière symbolique et cette prise de position téméraire devant le colonisateur, Cheikh Ahmadou Bamba venait de commencer sa résistance passive.Cheikh Ahmadou Bamba voit dans son exil, une volonté de Dieu en vue de réaliser une mission qui lui est assignée : «Le motif de mon départ (en exil), est la volonté que Allah a eu d’élever mon rang et de faire de moi l’intercesseur des miens et le Serviteur du Prophète». Le colonisateur pensait, avec l’éloignement de Cheikh Ahmadou Bamba, son influence sur les populations allait disparaître. Cheikh Ahmadou Bamba embarqua pour le Gabon le samedi 21 septembre 1895 à bord du paquebot «Ville de Pernambouc» sur lequel il aura à affronter d’autres épreuves dont : l’hostilité affichée de l’équipage, la ruée d’un taureau déchaîné vers sa sainte personne et dont il fut miraculeusement préservé. Il sera contraint, suivant la tradition orale, de faire la prière sur la mer. «Ils m’ont jeté sur la mer par refus de la volonté divine et par haine, Le Généreux m’y a incontestablement comblé de grâce. Ils ont voulu m’humilier en me jetant sur la mer, heureusement que mon Seigneur a dompté pour moi la houleuse des mers» écrit Cheikh Ahmadou Bamba, dans son autobiographie.Durant son exil au Gabon, Cheikh Ahmadou Bamba a rencontré de nombreuses personnalités dont Blaise DIAGNE (1872-1934), alors fonctionnaire des douanes. Blaise DIAGNE lui demande de prier afin que l’homme noir puisse recouvrer, un jour, sa liberté et sa dignité. Bamba s’investira dans la campagne victorieuse de 1914 de Blaise DIAGNE ; c’est la première fois qu’un Africain noir est élu député du Sénégal à l’Assemblée nationale française. Son frère et disciple Mame Cheikh Anta M’Backé a entrepris un périlleux voyage au Gabon pour lui rendre visite. Cheikh Ahmadou Bamba a entretenu une importante correspondance avec le résistant guinéen, Samory TOURE (1830-1902), déporté également à Noja au Gabon de 1899 au 2 juin 1900, date de sa mort. Lorsqu’il apprit la nouvelle, Cheikh Ahmadou Bamba effectua la prière des morts à son intention depuis Lambaréné. Il retrouva l’ex-Bourba du Djolof qui l’avait soutenu, Samba Laobé Peinda N’DIAYE, exilé au Gabon pour 5 mois. La décision d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba était censée définitive et perpétuelle, mais plusieurs faits joueront en sa faveur. Ainsi, Cheikh Sidia est intervenu en sa faveur auprès du colon. Cheikh Ibrahima FALL (1855-1930) réussit à convaincre le député du Sénégal, François CARPOT (1862-1936, député du Sénégal de 1902 à 1914) de l’innocence de Cheikh Ahmadou Bamba. Celui-ci s’engagea à réhabiliter Cheikh Bamba après son élection. Il est vrai aussi que depuis le départ de Bamba, avec la révolte des talibés, la production arachidière avait drastiquement baissé ; ce qui mettait en péril les affaires de la bourgeoisie saint-louisienne. L’exil de Bamba a eu un effet non escompté pour les colons, à son retour en novembre 1902 au Sénégal, il est auréolé de grâce et de sainteté, les talibés accourent de partout, des dons énormes lui sont versés. En mai 1903, convoqué respectivement par le commandant du cercle de Thiès et par le gouverneur à Saint-Louis, Cheikh Ahmadou Bamba refusa d’y déférer : «Je vous fais savoir que je suis le captif de Dieu, et ne reconnaît pas d’autres autorités que lui» dit-il aux colons.Sur instigation de l’administrateur, Allys, et avec la complicité du Bour Sine, Cheikh Ahmadou Bamba BA est arrêté à nouveau le 13 juin 1903 et déporté en Mauritanie dans l’une des Zaouia de Cheikh Sidya, un de ses amis, à Souet El Ma. Cependant, les talibés continuèrent de le suivre, même en Mauritanie et veulent organiser une violente révolte. Cheikh Ahmadou Bamba s’y oppose en ces termes : «Je n’espère le soutien d’aucun ami, ni ne crains l’agression d’un ennemi, je me suis entièrement soumis à Dieu». En avril 1907, le Commissaire du gouvernement général en Mauritanie, ayant fait remarquer l’attitude correcte de Bamba depuis 4 ans et sa conduite irréprochable, demanda et obtint son retour au Sénégal. En avril 1907, Bamba est assigné à résidence à Thiéyène (Diolof, Louga). Un domaine de 4 km2 lui est concédé, pour son installation, celle de sa famille et leur culture. Mais cet endroit isolé échappe en fait à la surveillance du colonisateur et les visites des talibés ainsi que leurs dons n’ont fait que doubler. C’est pour cela que le colonisateur fixa une nouvelle résidence à Diourbel à partir du 16 janvier 1912. Sur son chemin les talibés scandaient «Notre Allah revient». A Diourbel, Bamba est soumis au départ à un régime sévère : «Amadou Bamba paraît avoir renoncé à retourner dans son village, M’Backé. La surveillance étroite à laquelle il était soumis était, dans la réalité peu efficace, mais avait, par contre, des côtés vexatoires qui, joint au caractère provisoire des paillotes qu’il habitait» note le rapport général du gouverneur de 1913. Les conditions de surveillance ont été par la suite assouplies : «Un libre accès auprès de lui a été accordé à tous ; notre surveillance s’est faite discrète ; ce qui ne l’empêche pas de s’exercer. En même temps, un vaste emplacement limitrophe de l’escale de Diourbel a été affecté au Serigne. Il s’y est fait construire une maison en pierres». Contrairement à ses héritiers, Cheikh Ahmadou Bamba a toujours refusé le luxe et le superflu. Ainsi, il ne demandait qu’une chose au gouverneur : des terrains et des habitations pour ses cultures ; il n’avait pas besoin, en ce bas monde, de larges emplacements, non essentiels.DIOUMA MOUBARAK À TOUTE LA OUMMAH ISLAMIQUE

Cheikh Ahmadou Bamba: ses origines, sa rencontre avec Lat Dior et sa résistance coloniale De son patronyme BA, comme les Peulhs Dényankobé, les ascendants de Cheikh Ahmadou Bamba sont des Foutankais, même s’il est lui-même de culture Ouolof. Cheikh Ahmadou Bamba, en raison de ses origines peules, a un lien de parenté avec El HadjiLire la suite « Cheikh Ahmadou Bamba: ses origines, sa rencontre avec Lat Dior et sa résistance colonialeDe son patronyme BA, comme les Peulhs Dényankobé, les ascendants de Cheikh Ahmadou Bamba sont des Foutankais, même s’il est lui-même de culture Ouolof. Cheikh Ahmadou Bamba, en raison de ses origines peules, a un lien de parenté avec El Hadji Malick SY et El Hadji Omar Foutiyou TALL. «La tradition conserve le souvenir d’une lointaine ascendance : à la quatrième génération, l’aïeul portait le nom d’honneur de BA qui dénote des origines de Peuls noirs. Bien entendu ce fut un Toucouleur Wolofisé, fixé, marié, naturalisé en pays Ouolof» dit Vincent MONTEIL. «Le quatrième ascendant d’Ahmadou Bamba était un Toucouleur et originaire du Fouta. C’est lui le premier qui vient s’établir en pays Ouolof, s’y maria avec une femme du pays et adopta les mœurs et usages du pays» écrit Paul MARTY, un contemporain de Cheikh Ahmadou Bamba. Sa mère, Mariame Diarra Bousso LY (1833-1866), une peule originaire de Golléré, dans le département de Podor, est décédée à Porokane, dans le Nioro du Rip, dans la région de Kaolack, dans le fief de Maba Diakhou BA. D’une piété incommensurable, surnommée «Jâratu-I-Lah», la «Voisine de Dieu», les Mourides lui vouent un grand culte : «Celui qui, ayant acquis le savoir, ne s’emploie pas à conformer ses comportements et conduites à ses connaissances, est comparable à un âne qui ploie sous le faix d’un lourd chargement de livres savants et qui, bien entendu, ne saurait profiter de tant de sciences» écrit Bamba. Aussi, un pèlerinage annuel des Mourides est dédié à Diarra Bousso LY. Ce sont des marabouts Toucouleurs, issus de la famille de sa mère, qui ont donné une éducation religieuse à Cheikh Ahmadou : Mohamadou Bousso et Samba KA. Cheikh Bamba a eu également une grande proximité avec Cheikh Sidya, un marabout mauritanien.Le patronyme «M’Backé» est, en fait, tiré du nom village fondé par ses ancêtres dans le Baol en 1802, dans une parcelle de terre donnée à Maharam, par le 2ème Damel du Cayor, Amary N’Goné Sobel FALL. Le grand-père de Cheikh Ahmadou Bamba, Balla M’Backé, fonda à la fin du XVIIIème siècle le village de M’Backé. C’est là que naquit son fils, Momar Anta Saly qui fit ses études avec un grand marabout nommé Ahmadou Bamba. C’est pour cela que Momar donna le nom d’Ahmadou Bamba, à son deuxième fils né vers 1852, qui deviendra le guide des Mourides ; Oumar BA, archiviste et Serigne Sam M’BAYE, traducteur des «Itinéraires du Paradis», situent sa naissance en 1855. Ahmadou Bamba porte le prénom d’un ami de son père, Amadou SALL, un marabout peul qui aurait instruit Momar Anta Sally. Par conséquent, Bamba est né sous Auguste Léopold PROTET, gouverneur du Sénégal de 1850 à 1854. Le jeune Bamba, pétri de pudeur, de chasteté et piété familiale, est d’abord confié à son oncle Mouhamadou BOUSSO et à Samba Toucouleur KA, pour son initiation au Coran. Tafsir M’Backé reprendra, par la suite, le relais. Dans ce monde peul de son enfance, Bamba est constamment en lutte contre les vices comme la jalousie, l’orgueil, l’avidité et l’égoïsme, il prêchait, par la parole et les actes, l’humilité, l’esprit de sacrifice, la solidarité, la générosité et le dépassement de soi. Grand humaniste, animé d’une grande compassion, Cheikh Ahmadou Bamba recherchait en permanence, dans son combat contre le colon, tout ce qui élevait la dignité de l’homme sénégalais. Il «était brave, mais il ne précipitait rien sur un excès de colère ou fanatisme, et ne s’enorgueillissait pas. Loin de l’abaissement et de l’avilissement, il ignorait la peur, la frayeur et la petitesse d’âme» écrit Serigne M’Backé Bassirou, un de ses biographes.Au cours des invasions de Maba Diakhou BA (1809-1867), un disciple de El Hadji Omar TALL, la région du Baol fut dévastée, le grand-père, Balla M’Backé fut tué et son père Momar Anta Saly fut déporté au Saloum, à Prokhane. Momar Anta Saly, pour assurer sa survie, donne des enseignements coraniques et devient le percepteur des enfants de Maba Diakhou BA, dont Saër Maty, et assure les fonctions de Cadi. C’est là, vers 1865 que le jeune Ahmadou Bamba fit la connaissance du Damel du Cayor, Lat-Dior, qui maria sa sœur Thioro DIOP à Momar Anta Saly. Dans son Jihad, Maba Diakhou avait accueilli Lat-Dior DIOP, l’a converti à l’Islam en 1864, et a refusé de le remettre aux autorités coloniales. Mais avec la duplicité du Bour du Sine, Coumba N’Doffène DIOUF, Maba Diakkou fut tué à Somb, le 18 juillet 1867. N’ayant plus de protecteur, Lat-Dior avec sa soumission au colonisateur fut réintégré comme Damel du Cayor en 1871 et la famille de Cheikh Ahmadou le suivi. Le père Bamba devait mourir dans le Cayor en 1882, à M’Backé Cayor. Bamba refusa le poste de Cadi c’est-à-dire chef du service judiciaire du Cayor en disant : «j’ai honte que les anges me voient porter mes pas auprès d’un roi autre qu’Allah». En effet, Cheikh Bamba refusant de se placer sous la protection de Lat-Dior : «Ils m’ont dit réfugies-toi auprès des Sultans tu auras des cadeaux enrichissants en permanence ; j’ai dit : «Je me réfugie auprès de mon Seigneur, me suffis de Lui et ne me satisfais que du savoir et de la religion» dit-il. Cette conduite irréprochable vis-à-vis des détenteurs du pouvoir temporel lui attira l’affection de beaucoup d’éléments de la population.Samba Laobé FALL et Lat-Dior DIOP seront vaincus définitivement par le colonisateur en octobre 1886 et le Cayor démembré ; ce qui oblige Ahmadou Bamba à revenir s’installer à M’Backé dans le Baol, un village fondé par son grand-père. Ahmadou Bamba va lui-même ériger un nouveau village du nom de Touba. Mais à cette époque, le Baol est une province livrée à l’anarchie et au désordre, en raison de son chef, Thieyacine FALL. Les chefs du parti Tiéddo furent mis à mort ; Tanor Gogne DIENG, un ami et protecteur de Cheikh Ahmadou Bamba, devient le Tègne du Baol de 1890 à 1894. Cheikh Ahmadou Bamba entretient toujours des relations cordiales, avec Saër Maty, le fils de Maba Diakhou BA, qui voulait continuer la guerre sainte de son père, avec l’appui des Anglais, installés en Gambie. A partir de fin 1888, le colonisateur commence à s’inquiéter des activités de Cheikh Ahmadou et le surveille de très près. «L’installation de Serigne à distance égale des deux fleuves Sénégal et Gambie, pouvait devenir, très facilement, le centre d’un groupement hostile à notre influence» écrit Paul MARTRY, dans son rapport. Le gouverneur, Clément THOMAS, en 1889, demande à Bamba, de «prêcher le calme à ses adeptes». En effet, Bamba a créée sa voie du Mouridisme «Quiconque m’accompagne pour la seule et simple raison de s’instruire, peut désormais chercher ailleurs, mais quiconque partage mon ambition et ma volonté peut me suivre dans la nouvelle Voie que j’ai tracée».C – Cheikh Ahmadou Bamba a organisé une résistance passiveEn 1895, avec la mort du Tègne du Baol, Tanor DIENG, la dislocation de cette province désormais sous administration directe du colonisateur, Alboury N’DIAYE, le Bourba du Djolof étant malade, faible et déconsidéré, Cheikh Ahmadou Bamba fonda un nouveau village, dans le canton de Bakkal, dans le Djolof, avec 500 de ses talibés qu’il appela Touba (Djolof). Aussitôt, ses anciens amis, les soldats de Lat-Dior et du Bourba Alboury, les déserteurs, les chefs révoqués, les Peulhs fanatisés affluent auprès de Bamba. En mai 1895, Samba Laobé FALL, le Damel du Cayor, déclare sa conversion au mouridisme. Les populations rechignent à payer l’impôt au colonisateur français. Cheikh Ahmadou, qui s’est rapproché des Tidjanes, censés être des Jihadistes, comme Maba Diakhou, Bamba est arrêté le 10 août 1895. Condamné à l’internement politique par décision du 5 septembre 1895, Cheikh Ahmadou Bamba fut déporté de 1895 à 1902, à la forêt inhospitalière de Mayumba, au Gabon. «Si l’on n’a pas pu relever contre Amadou Bamba aucun fait de prédication de guerre sainte bien évident, son attitude, ses agissements, surtout ceux de ses principaux élèves sont de tous points suspects» dit le Conseil privé qui «après avoir entendu la lecture des rapports de Messieurs Merlin et Leclerc et fait comparaitre Ahmadou Bamba a été d’avis, à l’unanimité, qu’il y avait lieu de l’interner au Gabon, jusqu’à ce que l’agitation causée par ses enseignements soit oubliée au Sénégal», séance du 5 septembre 1895. Le Directeur des Affaires politiques considère que l’ambition d’Amadou Bamba était de devenir, par personne interposée, le véritable chef du Baol, puis du Djolof. «Ahmadou Bamba nous a échappés en 1892 en protestant de ses bonnes intentions mais en réalité comme tous les chefs musulmans c’est un djihadiste et cette fois-ci il ne faut pas qu’il nous échappe, il faut qu’on s’empare de lui et qu’on règle son problème définitivement» dit LECLERC. Lors de ce procès, Cheikh Ahmadou Bamba fit une prière de deux rakkas dans le bureau du Gouverneur avant d’adresser la parole au Conseil pour lui signifier sa ferme intention de ne se soumettre qu’à Dieu. Par cette prière symbolique et cette prise de position téméraire devant le colonisateur, Cheikh Ahmadou Bamba venait de commencer sa résistance passive.Cheikh Ahmadou Bamba voit dans son exil, une volonté de Dieu en vue de réaliser une mission qui lui est assignée : «Le motif de mon départ (en exil), est la volonté que Allah a eu d’élever mon rang et de faire de moi l’intercesseur des miens et le Serviteur du Prophète». Le colonisateur pensait, avec l’éloignement de Cheikh Ahmadou Bamba, son influence sur les populations allait disparaître. Cheikh Ahmadou Bamba embarqua pour le Gabon le samedi 21 septembre 1895 à bord du paquebot «Ville de Pernambouc» sur lequel il aura à affronter d’autres épreuves dont : l’hostilité affichée de l’équipage, la ruée d’un taureau déchaîné vers sa sainte personne et dont il fut miraculeusement préservé. Il sera contraint, suivant la tradition orale, de faire la prière sur la mer. «Ils m’ont jeté sur la mer par refus de la volonté divine et par haine, Le Généreux m’y a incontestablement comblé de grâce. Ils ont voulu m’humilier en me jetant sur la mer, heureusement que mon Seigneur a dompté pour moi la houleuse des mers» écrit Cheikh Ahmadou Bamba, dans son autobiographie.Durant son exil au Gabon, Cheikh Ahmadou Bamba a rencontré de nombreuses personnalités dont Blaise DIAGNE (1872-1934), alors fonctionnaire des douanes. Blaise DIAGNE lui demande de prier afin que l’homme noir puisse recouvrer, un jour, sa liberté et sa dignité. Bamba s’investira dans la campagne victorieuse de 1914 de Blaise DIAGNE ; c’est la première fois qu’un Africain noir est élu député du Sénégal à l’Assemblée nationale française. Son frère et disciple Mame Cheikh Anta M’Backé a entrepris un périlleux voyage au Gabon pour lui rendre visite. Cheikh Ahmadou Bamba a entretenu une importante correspondance avec le résistant guinéen, Samory TOURE (1830-1902), déporté également à Noja au Gabon de 1899 au 2 juin 1900, date de sa mort. Lorsqu’il apprit la nouvelle, Cheikh Ahmadou Bamba effectua la prière des morts à son intention depuis Lambaréné. Il retrouva l’ex-Bourba du Djolof qui l’avait soutenu, Samba Laobé Peinda N’DIAYE, exilé au Gabon pour 5 mois. La décision d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba était censée définitive et perpétuelle, mais plusieurs faits joueront en sa faveur. Ainsi, Cheikh Sidia est intervenu en sa faveur auprès du colon. Cheikh Ibrahima FALL (1855-1930) réussit à convaincre le député du Sénégal, François CARPOT (1862-1936, député du Sénégal de 1902 à 1914) de l’innocence de Cheikh Ahmadou Bamba. Celui-ci s’engagea à réhabiliter Cheikh Bamba après son élection. Il est vrai aussi que depuis le départ de Bamba, avec la révolte des talibés, la production arachidière avait drastiquement baissé ; ce qui mettait en péril les affaires de la bourgeoisie saint-louisienne. L’exil de Bamba a eu un effet non escompté pour les colons, à son retour en novembre 1902 au Sénégal, il est auréolé de grâce et de sainteté, les talibés accourent de partout, des dons énormes lui sont versés. En mai 1903, convoqué respectivement par le commandant du cercle de Thiès et par le gouverneur à Saint-Louis, Cheikh Ahmadou Bamba refusa d’y déférer : «Je vous fais savoir que je suis le captif de Dieu, et ne reconnaît pas d’autres autorités que lui» dit-il aux colons.Sur instigation de l’administrateur, Allys, et avec la complicité du Bour Sine, Cheikh Ahmadou Bamba BA est arrêté à nouveau le 13 juin 1903 et déporté en Mauritanie dans l’une des Zaouia de Cheikh Sidya, un de ses amis, à Souet El Ma. Cependant, les talibés continuèrent de le suivre, même en Mauritanie et veulent organiser une violente révolte. Cheikh Ahmadou Bamba s’y oppose en ces termes : «Je n’espère le soutien d’aucun ami, ni ne crains l’agression d’un ennemi, je me suis entièrement soumis à Dieu». En avril 1907, le Commissaire du gouvernement général en Mauritanie, ayant fait remarquer l’attitude correcte de Bamba depuis 4 ans et sa conduite irréprochable, demanda et obtint son retour au Sénégal. En avril 1907, Bamba est assigné à résidence à Thiéyène (Diolof, Louga). Un domaine de 4 km2 lui est concédé, pour son installation, celle de sa famille et leur culture. Mais cet endroit isolé échappe en fait à la surveillance du colonisateur et les visites des talibés ainsi que leurs dons n’ont fait que doubler. C’est pour cela que le colonisateur fixa une nouvelle résidence à Diourbel à partir du 16 janvier 1912. Sur son chemin les talibés scandaient «Notre Allah revient». A Diourbel, Bamba est soumis au départ à un régime sévère : «Amadou Bamba paraît avoir renoncé à retourner dans son village, M’Backé. La surveillance étroite à laquelle il était soumis était, dans la réalité peu efficace, mais avait, par contre, des côtés vexatoires qui, joint au caractère provisoire des paillotes qu’il habitait» note le rapport général du gouverneur de 1913. Les conditions de surveillance ont été par la suite assouplies : «Un libre accès auprès de lui a été accordé à tous ; notre surveillance s’est faite discrète ; ce qui ne l’empêche pas de s’exercer. En même temps, un vaste emplacement limitrophe de l’escale de Diourbel a été affecté au Serigne. Il s’y est fait construire une maison en pierres». Contrairement à ses héritiers, Cheikh Ahmadou Bamba a toujours refusé le luxe et le superflu. Ainsi, il ne demandait qu’une chose au gouverneur : des terrains et des habitations pour ses cultures ; il n’avait pas besoin, en ce bas monde, de larges emplacements, non essentiels.DIOUMA MOUBARAK À TOUTE LA OUMMAH ISLAMIQUE »

THIERNO SEYDOU NOUROU TALL – Une vie bien remplieFils de Nourou Tall et d’Aïssata Kamissoko, Thierno Seydou Nourou Tall, la biographie de la famille omarienne fixe sa naissance à l’année 1864. Selon le site Al Houda, son père Nourou participa au Jihad contre le Kaarta et fut nommé gouverneur du Jafunu. Sa mère est la fille du roi de Gadugu, originaire du cercle de Kita (Mali actuel). Il a étudié en divers endroits notamment à Bioro auprés d’Amadou Bakhounambé, à Bandiagara auprés de Cheikh Mamadou, à Ségou auprès de Thierno Amidou, à Kita auprès de Mouhammad al Olal, à Kayes auprès de Mouhammad al Muqtar, à Médina Khasso auprès d’Amadou Ciré, de Thierno Ahmad Kane et d’Amadou Diallo.Après avoir suivi l’enseignement des tous ces maîtres, il poursuivi néanmoins sa quête du savoir qui l’amena dans le Sud de la Mauritanie, à Boghé auprès d’Amadou Moukhtar Sakho (1867-1934) qui l’initia au droit islamique notamment. Seydou Nourou était désigné pour prendre la direction de l’école où il excellait parmi ses condisciples. Toute sa vie durant il restait profondément attacher au vénéré El Hadji Hadji Malick Sy dont il sera à la fois disciple, homme de confiance et gendre. Les relations entre les deux hommes remontent au début du siècle et même au temps d’El Hadji Omar. C’est en effet El Hadji Omar qui a initié l’oncle d’El Hadji Malick Sy, Alpha Mayoro Wellé, au « wird » (un des attributs de la pratique religieuse chez les tidjanes). Thierno Seydou s’illustra comme un compagnon de Serigne Babacar Sy et de Serigne Abdoul Aziz Sy qui se sont succédé au Khalifat.Il entretenait de bonnes relations avec l’administration coloniale. Les différents ministres de la France d’outre-mer, les gouverneurs de l’AOF (Afrique Occidentale Française) et plus tard les hommes politiques sénégalais l’appelaient en consultation. En 1930 il fut décoré de la légion d’honneur. Les pouvoirs politiques contribuèrent à rehausser le prestige de Seydou Nourou et lui permit de redynamiser les fidèles de la famille omarienne. «L’influence de Seydou Nourou Tall s’étend à tous les fidèles de la tidjanya d’El hadj Omar. La nombreuse famille des Tall en constitue les relais au Soudan et au Sénégal. Les marabouts peuls et toucouleurs du Fouta Djallon guinéen, du pays Djerma nigérien, un grand nombre d’évolués de Dakar et des pays soudanais le reconnaissent comme «directeur de conscience», peut-on lire dans un extrait des «Archives Nationales Paris».Sa sagesse et son expérience avait fait de lui un chef religieux influent et respecté. Après une vie remplie, Thierno Seydou Nourou Tall est rappelé à Dieu le 25 janvier 1980 à l’âge avancé de 116 ans.

THIERNO SEYDOU NOUROU TALL – Une vie bien remplie Fils de Nourou Tall et d’Aïssata Kamissoko, Thierno Seydou Nourou Tall, la biographie de la famille omarienne fixe sa naissance à l’année 1864. Selon le site Al Houda, son père Nourou participa au Jihad contre le Kaarta et fut nommé gouverneur du Jafunu. Sa mère estLire la suite « THIERNO SEYDOU NOUROU TALL – Une vie bien remplieFils de Nourou Tall et d’Aïssata Kamissoko, Thierno Seydou Nourou Tall, la biographie de la famille omarienne fixe sa naissance à l’année 1864. Selon le site Al Houda, son père Nourou participa au Jihad contre le Kaarta et fut nommé gouverneur du Jafunu. Sa mère est la fille du roi de Gadugu, originaire du cercle de Kita (Mali actuel). Il a étudié en divers endroits notamment à Bioro auprés d’Amadou Bakhounambé, à Bandiagara auprés de Cheikh Mamadou, à Ségou auprès de Thierno Amidou, à Kita auprès de Mouhammad al Olal, à Kayes auprès de Mouhammad al Muqtar, à Médina Khasso auprès d’Amadou Ciré, de Thierno Ahmad Kane et d’Amadou Diallo.Après avoir suivi l’enseignement des tous ces maîtres, il poursuivi néanmoins sa quête du savoir qui l’amena dans le Sud de la Mauritanie, à Boghé auprès d’Amadou Moukhtar Sakho (1867-1934) qui l’initia au droit islamique notamment. Seydou Nourou était désigné pour prendre la direction de l’école où il excellait parmi ses condisciples. Toute sa vie durant il restait profondément attacher au vénéré El Hadji Hadji Malick Sy dont il sera à la fois disciple, homme de confiance et gendre. Les relations entre les deux hommes remontent au début du siècle et même au temps d’El Hadji Omar. C’est en effet El Hadji Omar qui a initié l’oncle d’El Hadji Malick Sy, Alpha Mayoro Wellé, au « wird » (un des attributs de la pratique religieuse chez les tidjanes). Thierno Seydou s’illustra comme un compagnon de Serigne Babacar Sy et de Serigne Abdoul Aziz Sy qui se sont succédé au Khalifat.Il entretenait de bonnes relations avec l’administration coloniale. Les différents ministres de la France d’outre-mer, les gouverneurs de l’AOF (Afrique Occidentale Française) et plus tard les hommes politiques sénégalais l’appelaient en consultation. En 1930 il fut décoré de la légion d’honneur. Les pouvoirs politiques contribuèrent à rehausser le prestige de Seydou Nourou et lui permit de redynamiser les fidèles de la famille omarienne. «L’influence de Seydou Nourou Tall s’étend à tous les fidèles de la tidjanya d’El hadj Omar. La nombreuse famille des Tall en constitue les relais au Soudan et au Sénégal. Les marabouts peuls et toucouleurs du Fouta Djallon guinéen, du pays Djerma nigérien, un grand nombre d’évolués de Dakar et des pays soudanais le reconnaissent comme «directeur de conscience», peut-on lire dans un extrait des «Archives Nationales Paris».Sa sagesse et son expérience avait fait de lui un chef religieux influent et respecté. Après une vie remplie, Thierno Seydou Nourou Tall est rappelé à Dieu le 25 janvier 1980 à l’âge avancé de 116 ans. »

Nous voilà à la première activité de l’initiative Brain nation !Aujourd’hui Brain nation a effectué sa première activité humanitaire au près des Talibés.Les membres de Brain nation initiatives ont acheter des habits et chaussures qui ont été distribués au talibés à leurs plus grand joie.Ensemble continuons à rendre service aux autres.Help others .

Nous voilà à la première activité de l’initiative Brain nation !Aujourd’hui Brain nation a effectué sa première activité humanitaire au près des Talibés.Les membres de Brain nation initiatives ont acheter des habits et chaussures qui ont été distribués au talibés à leurs plus grand joie.Ensemble continuons à rendre service aux autres.Help others .

LUMUMMBAA: DUUƁI 61 E HEEWDE MAJJINAANI INNDE MAA SABU GOLLE.(Kuɗol Ɗaahaa Muusaa Bah)Ko e ɓeen yaaɓe, ɓe njogoraani yejjiteede, jeyaa oo ngenndiyaŋke caasɗo hono Pateris Emeri Lumummbaa to leydi Konngo, 17 Siilo 1961 totti 17 Siilo 2022, timmii duuɓi 61 ko Afrik waasno gooto e ɓiɓɓe mum darinooɗo laŋ ngam ndimaagu mum, oon cuɓinooɗo yeeyde fittaandu mum ngam ndimaagu ɓesngu Konngo haa e Afrik, timmii duuɓi 61 ko mbaasnoɗen oo jaambaaro kuɓɓuɗo, timmii duuɓi 61 ko konngo waasno oo darinooɗo ina wiya yoo tuubakooɓe belesiknaaɓe njaltu leydi Konngo ndokka ɓe ndimaagu maɓɓe, timmii duuɓi 61 ko konngo waasno gadiiɗo ardaade jaagorɗo mum.Holi gonnooɗo Patiris Emeri Lumummbaa ?O jibinaa ko ňande 02 lewru morso 1925 to wuro ina wiyee Onaloo e nder leydi konngo, Pateris Lumummba adii waɗde taaɓe mum gadane njanngu koto duɗal katolik(missionnaires), nde tawnoo ko o almuudo moƳƳo kadi belɗo hakkille, o naati e duɗal porotestaa en, tawa tamnoo ngaal duɗal ko fannuyankooɓe njanngu leydi ndi ina wiyee Suwed. Nde tawnoo e oon sahaa ndimaagu heɓaaka njanngu leydi ndi waɗaa koy juuɗe diineyankooɓe, yanti heen kadi duɗe jaaɓi kaaɗtirɗe leydi ndi keblata tan ko haralleeɓe(ouvriers) e fannuyankooɓe diineeji katolik ‘en, Pateris Lumummba Allah rokki ɗum teskaade ndeen lohre, o felliti luggiɗinde miijooji mum e fannu daartiyankaagal haa teeŋti e murteende(révolution) Farayse, daartol leydi Ayti, Dowlaaji Dentuɗi Amerik e Dowlaaji Dentuɗi Russie.Caggal ɗum Patiris Lumummba golliima e sosiyate pannoriiɗo oogirɗe e nder wuro kivu haa heɓi hitaande 1945, caggal ɗum o woni jaayndiyanke to wuro leopolville, ngoon woni hannde Kinsasaa Laamorgo leydi ndi. E oon sahaa kuɗol makko jaayndiyankaagal in tawee e nder jaayɗe keewɗe leydi ndi.Nde wonnoo ko o ceeɓɗo, kadi cunnotooɗo ndew gollotoo e nder sosiyatee miňeer o nde, o tawi ngalu kaaƳe maa mbiyen ngubbiingu leydi ndi ina njogii heedo(role) e nder faggudu jeyre hakkunde leyɗeele, kono laamu Beljik ina hippii heen juuɗe mu’en ina calii ɓiɓɓ leydi ndi paama oon faayiida ngaluyankeeje. Nde wonnoo cuusal makko ina teskaa o wiyi ko ala e sago ndeen fenaande iwa haa laaɓa cer. Ko e nder ɗum Pateris Lumummba hetti wutte polotik ngam wooɗtoɗinde ɓiɓɓe konngonaaɓe fof rewɓe e worɓe, e hitaande 1955 o sosi fedde ina wiyee APIC(Association du personel indigene de la colonie), ko ndee fedde ni rokkimo fartaŋŋe jooɗodaade e laamɗo(roi) Boduyin tawi ina ari hoɗaade konngo, faandaare nde ko ngonka ɓiɓɓe konngo. E hitaande 1956 Pateris Emeri Lumummba weddaa e kasoo ko ina wonaa hitaande. Allah waɗi o woppaa gila edda makko timmaani, ɗum fof haɗaani o waɗɗiti ndimaangu makko polotik omo huɗa, omo yenna tuubakooɓe, caggal ɗum ngam o woppaɓe ɓe ndeeƳa , ɓe mbaɗimo gardiiɗo njeeygu, kono ɗum takaanimo fiyde sappo e tono makko, ellee nii ko ndeen o ɓeydii jartolinde maa hutaade tuubakooɓe beljik.Ko ňande 5 lewru yarkoma 1958 o sosi lannde dawrugol ina wiyee Fedde Ngenndiire konngonaaɓe (MNC), koy ndiin mbaadi nii o heɓi tawtoreede batu afrikyankeewu (Conference panafricaine) to Akaraa wuro laamorgo gana. Caɗeele makko polotik puɗɗi ko 1959 tawi lannda makko MNC e lanndaaji leydi ndi goɗɗi ina njuɓɓini batu to kisangani, laamu Beljik yiɗi teɓɓaade e hoƳƳudu makko, ngarmi ngara hakkunde maɓɓe e dadiiɓe Beljik waɗi capanɗe tati eko fawi maayɗo, ko balɗe seeɗa pawii heen Lumummba jaggaa ňaawaa e lewru siilo 1960 o happana kaso lebbi joogom, caggal mum tawi won jonnde fotnde waɗde ko ala e sago o tawtore, ko ndeen o yaltinaa ngam taweede ndeen jonnde jeytaare konngo ňande heen o haali kala konngol mettungol faade e leydi Beljik, e ndii njiimaamdi gila 1885 haa 1960, Lumummba Adorii fof ko salminde konngonaaɓe o yetti jihaadiyaŋkooɓe jeyataare (combattants de lindependance), konngi makkko o holliti guttugol henndu waylaare jam hesuru pul, potal leƳƳi renndo e Ƴellitaare. Ňande 23 korse 1960 Lumummba waɗaa mawɗo jaagorɗe tawa wonnoo hooreeje leydi ndi ko gorko gooto na wiyee josef kasa vubu. Ndeen o jooɗiima e jappeere mawɗo jaagorɗe ɗe, Lumummba siifi yamiroore wonde woorti ko ɓenni hankadi ko konngonaaɓe tan tamata arme leydi ndi, kadi ngam jaribaade ɓe e ɓoornaade toni meliteer o sowi njoɓdeele maɓɓe laabi ɗiɗi. Nde tawnoo laamu Beljik welaaka ndeen feere hono hojom tawi nuldii dadiiɓe mum yoo njah ndeenoyaa ɗanniyankooɓe mu’en to kataanga. Ňande 4 lewru septaamburu 1960 kasa vubu hoyreejo leydi ndi haali e rajo wonde Lumummba nattii wonde mawɗo jaagorɗe, kaňum e denndaangal jaagorɗe jeyaaɗe lannda makko MNC, josef ileyo lomtiimo e ndeen jappeere, Lumummba nde tawnoo ko ŋatɗo wiyi loppet immaaki e jappeere, batu jaagorɗe jooɗi e nulaaɓe suudu sarɗiueeji ngooti kuulal ɗoon e ɗoon liɓi hoyreejo leydi ndi hono josef kasa vubu sabu ɓe mbii oon ko jamfiiɗo.E Ballal CIA Kooninke gooto na wiyee josef Desire mobutu sese soko teɓɓii jappeere nde kam e yimɓe mum njooɗii ina mbaɗa ko mbelaa, ňande 17 siilo 1961 Patiris Emeri Lumummba e woɓɓe tiggaa haa muusi mbeddaa e laana ndiwoowa payraa to diiwaan kataanga, ko toon ɓe tonngaa haa ɓiici ɓe mbaɗaa golle kaantoriɗɗe, won wiiɓe nii ko toon ɓe keddii. E hitaande 2003 e filmo maa dokkimanteer go’ to ina wiyee CIA cumuuji suuɗnde, hollirii wonde caggal nde Patiris Emeri Lumummba waraa, jooɗinooɗo oon sahaa e jappeere nde weddi ɓalli maɓɓe koy ndiyam, gila ndeen haa jooni kala nde 17 siilo dawi ňalama oo wonata ko guurte toon e konngo.Mbiyen tan en ndaɓɓiɗiniima ɗo, en njubbii e nguurndam makko, kono en mbaawaa haaldude ɗam, ko ɗam keewɗam faayiida, ndeke juutde balɗe yoo raɓɓiɗde balɗe yoo, yalla maa gollude ko faayodini tan, sabu daartol woppata haydara, so moƴƴu so bon koko jaŋtatee, ɓeeɗoo noon njehii kono miijooji maɓɓe nani ɗoo haa abada.Kuɗol Ɗaahaa Muusaa Bah Madiina Gunass Sengaal.Email: daahaabah@gmail.co.

THIERNO CHEIKH YOUMAKANE LYGrand érudit de l’Islam, Thierno Cheikh Youmakane LY, Harouna de son vrai nom est né en 1901 au village de Doumga Wouro Alpha. Après les premières armes auprès de Thierno Ciré Daouda LY, Thierno Cheikh Youmakane LY, sous les ordres de son père Bocar Ndiaye LY, rejoindra le village de Thilogne. Il intégra alors l’Ecole ( Doudal) du très grand marabout Thierno Hamed Baba Talla. C’est dans cette localité que Thierno Cheikh Youmakane LY obtiendra toutes les connaissances : Coran, Charia, grammaire Arabe, Astronomie, entre autres disciplines. Très engagé et trop effacé, Thierno Cheikh a surtout obtenu ses diplômes grâce à sa dévotion en vers son marabout, au travail bien fait, car dit-on, il travaillait pour son maître plus qu’il étudiait et ne revenait jamais à son village d’origine (Doumga) pour voir ses parents ou solliciter quoique ce soit. Passé le temps de l’apprentissage et de la « soumission » à son maître Thierno Hamed Baba Talla,Thierno Cheikh Youmakane LY rentre au bercail et fonde son école (doudal) Ainsi, il a enseigné 52 ans durant sans jamais quitté le village (excepté deux fois : une fois pour aller à la Mecque et une autre à Dakar pour se soigner) De ce fait, des talibés (Almubés) venus de la Maurita¬nie, de la Gambie, du Mali et des deux Guinées venaient s’abreuver au près de sa source. De son vivant il enseignait presque toutes les disciplines ; et la Charia était son centre de gravité. Très modeste, homme de parole, homme de Dieu, Thierno, vu les nombreuses sollicitations des populations des villages environnants, avait fini par installer un Tribunal chez lui. Il enseignera la Charia et la fera appliquer à son entourage. De son vivant, Thierno a eu à écrire beaucoup de livres, d’ouvrages, de chansons, de prières, sermons pour la prière du Vendredi et autres recommandations, qui pour magnifier la grandeur et les biens faits de la Tarikha Tidjane, qui pour rendre grâce à Dieu, prêcher, sensibiliser, orienter les musulmans, sur la vie et les œuvres du Prophète Mohamed, etc. Tour à tour, il a écrit, Adil Karamati {Ta’iya ou Chanson sur les piliers de la Tarikha Tidjane), Habloune Mouwassil Hadiyatoul Mouridini (sur la Tarikha Tidjane), Ala Kanati Dounya (prêche), Naynoul Amaani (prières-douwaw), Wana Ouzou Min Chrail Anami ( chanson pour l’accueil du jeûne),Wabadou Ya Rahmann Ya Rah hiim ( douwaw : prières pour Wadjifa), Rabi bi Cheikhna (« sil-sil : une sorte d’arbre généalogique de ses marabouts jusqu’à Cheikh Tidiane Chérif) Il a en outre écrit, un In Mémorial lors du décès de son ami Thierno Abou Alpha Niang (Marchia ) appelé Ala Inamad Dounya. Toujours dans ses conquêtes pour l’expansion de l’Islam Thierno Cheikh Youmakane LY a publié Mawadi Ouddouayi (indications sur le Pèlerinage à la Mecque en mettant l’accent sur les lieux où l’on accepte les prières), deux Houtba (Sermons pour la prière du Vendredi), Ar Radiouloune Qhif (des louanges sur la vie et les œuvres du Prophète Mohamad), un livre (sur les bienfaits du Mawlound Nabi) et enfin une chanson en Pulaar « Bismaade » axée sur les pratiques de la prière. Plus de cinq décennies au service de l’Islam et de la Oumah, Thierno Cheikh Youmakane LY a enseigné des grands comme Thierno Samba Diély, Thierno Mohamadou Samassa, Thierno Baba Gallé Ndiathe, Thierno Ndiaye Douké, Thierno Amadou Tidiane Bâ, Thierno Mamadou Lamine Chérif, Thierno Soulé de la Guinée, entre autres grands de la sous région. Il sera rappelé en Dieu en Août 1983.Ousmane (Macka) Ly torododoa@yahoo.fr

THIERNO CHEIKH YOUMAKANE LY Grand érudit de l’Islam, Thierno Cheikh Youmakane LY, Harouna de son vrai nom est né en 1901 au village de Doumga Wouro Alpha. Après les premières armes auprès de Thierno Ciré Daouda LY, Thierno Cheikh Youmakane LY, sous les ordres de son père Bocar Ndiaye LY, rejoindra le village de Thilogne.Lire la suite « THIERNO CHEIKH YOUMAKANE LYGrand érudit de l’Islam, Thierno Cheikh Youmakane LY, Harouna de son vrai nom est né en 1901 au village de Doumga Wouro Alpha. Après les premières armes auprès de Thierno Ciré Daouda LY, Thierno Cheikh Youmakane LY, sous les ordres de son père Bocar Ndiaye LY, rejoindra le village de Thilogne. Il intégra alors l’Ecole ( Doudal) du très grand marabout Thierno Hamed Baba Talla. C’est dans cette localité que Thierno Cheikh Youmakane LY obtiendra toutes les connaissances : Coran, Charia, grammaire Arabe, Astronomie, entre autres disciplines. Très engagé et trop effacé, Thierno Cheikh a surtout obtenu ses diplômes grâce à sa dévotion en vers son marabout, au travail bien fait, car dit-on, il travaillait pour son maître plus qu’il étudiait et ne revenait jamais à son village d’origine (Doumga) pour voir ses parents ou solliciter quoique ce soit. Passé le temps de l’apprentissage et de la « soumission » à son maître Thierno Hamed Baba Talla,Thierno Cheikh Youmakane LY rentre au bercail et fonde son école (doudal) Ainsi, il a enseigné 52 ans durant sans jamais quitté le village (excepté deux fois : une fois pour aller à la Mecque et une autre à Dakar pour se soigner) De ce fait, des talibés (Almubés) venus de la Maurita¬nie, de la Gambie, du Mali et des deux Guinées venaient s’abreuver au près de sa source. De son vivant il enseignait presque toutes les disciplines ; et la Charia était son centre de gravité. Très modeste, homme de parole, homme de Dieu, Thierno, vu les nombreuses sollicitations des populations des villages environnants, avait fini par installer un Tribunal chez lui. Il enseignera la Charia et la fera appliquer à son entourage. De son vivant, Thierno a eu à écrire beaucoup de livres, d’ouvrages, de chansons, de prières, sermons pour la prière du Vendredi et autres recommandations, qui pour magnifier la grandeur et les biens faits de la Tarikha Tidjane, qui pour rendre grâce à Dieu, prêcher, sensibiliser, orienter les musulmans, sur la vie et les œuvres du Prophète Mohamed, etc. Tour à tour, il a écrit, Adil Karamati {Ta’iya ou Chanson sur les piliers de la Tarikha Tidjane), Habloune Mouwassil Hadiyatoul Mouridini (sur la Tarikha Tidjane), Ala Kanati Dounya (prêche), Naynoul Amaani (prières-douwaw), Wana Ouzou Min Chrail Anami ( chanson pour l’accueil du jeûne),Wabadou Ya Rahmann Ya Rah hiim ( douwaw : prières pour Wadjifa), Rabi bi Cheikhna (« sil-sil : une sorte d’arbre généalogique de ses marabouts jusqu’à Cheikh Tidiane Chérif) Il a en outre écrit, un In Mémorial lors du décès de son ami Thierno Abou Alpha Niang (Marchia ) appelé Ala Inamad Dounya. Toujours dans ses conquêtes pour l’expansion de l’Islam Thierno Cheikh Youmakane LY a publié Mawadi Ouddouayi (indications sur le Pèlerinage à la Mecque en mettant l’accent sur les lieux où l’on accepte les prières), deux Houtba (Sermons pour la prière du Vendredi), Ar Radiouloune Qhif (des louanges sur la vie et les œuvres du Prophète Mohamad), un livre (sur les bienfaits du Mawlound Nabi) et enfin une chanson en Pulaar « Bismaade » axée sur les pratiques de la prière. Plus de cinq décennies au service de l’Islam et de la Oumah, Thierno Cheikh Youmakane LY a enseigné des grands comme Thierno Samba Diély, Thierno Mohamadou Samassa, Thierno Baba Gallé Ndiathe, Thierno Ndiaye Douké, Thierno Amadou Tidiane Bâ, Thierno Mamadou Lamine Chérif, Thierno Soulé de la Guinée, entre autres grands de la sous région. Il sera rappelé en Dieu en Août 1983.Ousmane (Macka) Ly torododoa@yahoo.fr »

CEERNO JALAALUDDIINE BAH : HOLI NGAL JAALAL ƁAMTAARE(KUƊOL ƊAAHAA MUUSAA BAH)Ina woodi ɓe jeyɗo tagri ngam wonana ɓural Tagoore nde, koy ɗeen pooye Ƴellitaare jeyaa oo mbo joomiraaɗo yeɗi wiyooɓe mbiimi,hono Ceerno Jalaaluddiine Bah,golliiɗo golle ceeɗtinɗe sanne, mbo darnde e golle mum tacci keeri, naftoraa to ɓuri woɗɗude e nder winndere nde, mbo golliraani njiyee kam waɗiraani tinee kam, Aduna e juutde koyngal waawa, majjinɗe ɗee golle keleele, gooliraaɗe ganndal.Ceerno Jalaaluddiine Bah ko ɓiɗɗo e Ceerno Alh Aamadu Tijjaani Bah Khaliifa tedduɗo mbo Madiina Gunaas, kam e Sokna Mariyam Yaaya Ac, Ceerno Jalaalu feeňi e aduna ko hitaande 1964 e Madiina Gunaas, duuɓi 28 ɓaawo siňceede ndeen Sahre sunna, kono ko duuɓi 4 ɓaawo jeytaare Senegaal. No kala ɓiɗɗo juulɗo e hitaande 1969 tawi omo yaara e duuɓi 5, o nawaa Abii samaguuna, to Ceerno Aadama Ňaŋ, ko gila ɗoo feeňi wonde maw waɗoy ko tiiɗi, e joofannde taaniiko Ceerno Alh Muhammadu Saydu Bah(Rta) Wonde koy seeremɓe jamaanu garoowo o jeyaa, ɗuum wii ko cer hannde oo, ko duuɓi 6 o waɗi ɗoon o reeni e 1975 o reniri ko Alluwal gooal, ɓaawo ɗum o wontiɗoon duuɓi, haa e kitaale 1977-78, ndew yaaɓani Faas Gunaas ngam jokkoyde jaŋde to ndeen oogirde ganndal, ngoon ko siňcaan Ceeno Mawɗo taweteengo e falnde Kupantum diiwaan Tammbaa Kunndaa, tawi o waɗnoo toon ko Ceerno Ahmadu Tijjaani Faas(Rta), tawi oon nokku, waɗiraa tan ko ngam wallude ɓesnguuji juulɓe e heɓde ganndal, ngal laatii ko jaaɓii haaɗtirde wonande Dental Daakaa, Ceernaajo oo ina horsinnoo no feewi Ceerno Jalaaluddiine Bah.O waɗii e ngaal duɗal duuɓi jonɗi haa hitaande 1992, ɗuum ko ɓaawo saŋkaare Ceerno makko Ceerno faas ňande 4 lewru 07 hitaande 1991, tawi ko gila nguurndam Ceernaajo oo, oon hollitiino ina waɗanamo hono ko waɗanno mawniiko Ceerno Basiiru Ceerno koo, ɗuum ko yettoyaade nukkuuji tedduɗi kam juuraade ɓeen jiyaaɓe Allah golliiɓe ko mawni, Ceerno Basiiru lappidnoo ngool lappol ko Ceerno Habiibu Mbo Ceerno Faas, kanko Ceerno Jalaaluddiine Bah o lappidi e ngool lappol ko Ceerno Haadi Mbo Ceerno Faas, jiinnaaɗo C Ahmadu Tijjaani Bah Joom hadisaaji e Jam waali.Ceeeno Jalaauddiine Bah waynii toon hooti Madiina Gunaas koy ndeen hitaande 1992, sabu doldemo laabi jannginirɗi o jannginii ɗo jumaa mawka ɗoo hayso juutaani.Jaŋde Makko woɗnde ko wonaa Al Quraana teɗɗuɗo oo.Nde o jooɗtii Madiina Gunaas o soccondirii e ɓesngu wuro ngo tigi rigi ngam Ƴellitaare, ɓaawo Janŋde Al Quraana, omo yuurnii yoga e ɗemɗe omo heɓindii Arab, ko noonne farayse omo huutoro Aŋngalee, jaŋnde Binndol Pulaar o naatii heen gila e kitaale 1978-79 tawi duňiɓe heen ko darnde ɗiin sanɗaaji to keer laamorgo Misira, o ňiiɓi heen tigi haa nde goomu Caafal darii e 1988 tawi jaŋde Pulaar fuɗɗiima saaktaade e Madiina Gunaas, Kono ko jaŋde leslesre tan; ɓe miijii e nder fedde Yumma Gooto, darnude goomu ngu ina wallita e jaŋnde, pinal e kumpital Ngam toŋtude jaŋnde ndee gila e nder wuro hee haa boowal mum; Ƴeewde laabi no jaŋde ndee waawirta safrude caɗeele yimɓe ɓee.Ɓaawo jaaynde nde ɓe mbiindii defte keewɗe ngam falaade ɓeen yiɗooɓe telɓinde ɓeen faaɓe e Allah. Ina e ɗeen defte Laxdary; 40 hadiis, Anndu Diine maa, batuuji sunna yamare 1 e yamre 2, Risaala Firo Al quraana… ɗee golle mballitii no feewi, ɗee pelle dariiɗe ngam haɓaade majjere, Goomu Jaŋde Madiina Gunaas e Garadagol Ahmadu Tijjaani Kase, Fedde Anndu Diine Maa e Gardagol Saada Baylo Sih, gonɗe e gollaade joɗɗe sanne. Jaaynde Caafal nde tuggude ko nde fuɗɗii e 1988 faade 2017 nde nde wayri yaltude ɓe njaltinii hakke tonngooɗe 21, ňamri paayodinndi ina soomi e binndanɗe mayre, Kumpital Luggal kam e geɗe ɓeydooje yimɓe, ko tiitooɗe jooɗɗo pooɗooje neɗɗo e tarde ko winndaa koo, yeru e lewru Suyen 1999, e tonngoode maɓɓe 9ɓere ɓe mɓaɗii heen tiitoonde « Mbele annabi Iisaa feeňat e Hitaande 2000 » ndeen winndannde winndunoo ɗum ko Ceerno Ahmadu Baayel e Ceerno Jalaaluddiine Bah, e 2005 kadi ɓe mbinndi tiitoonde e yoolayru Dakaar ndu ɓe mbii « Mbele Dakaar ina hoolnii hoɗde » e kitaale 2010 haa 2011 Caafal jibinii Ɗerewo Caafal ndeen yalti ko laabi 2 tan dartii.Ɗee golle hoɓe mballondira heen e Alh Baro en ekn.Ceerno Jalaluddiine ko ɓadiiɗo Khaliifa oo no feewi jaadiiɗo mum ɗanle kadi, wonii duuɓi jooni ko omo lappa lappi diine e yamiroore khaliifa oo, gila ɗo o waɗatnoo balɗe haa yettii jonte handee oo, lappi makko ina nduumo hakke lebbi jonɗi e nder fuuta Rewo e Worgo, ɓunndu e ferlo haa e nokkuuji goɗɗi. Caggal golle labaaɗe ɗew gollii, o heɓii teddule keewɗe bayniiɗe Pelle pinal keewɗe ina heen fedde fulɓe Itali, ko noon ňande 21 colte 2020, e ňalawma teddiniraaɗo ɗemɗe muynaaɗe, Fedde Kisal deeyirde Pulaagu ruttiimo teddungal to Dakaar, haa jooni ňande Aset 22 colte 2020 fedde Goodal fiiliimo lefol Ngay. Ceerno Jalaaluddiine Bah ko ko gooto e ɓeen faamɓe Diine e Ɗemngal Njaadata Ceertataa, kadi o waɗii heen ko seettini. Yoo wuur ko juuti nga Jaalal Kerngal, ngal wuɗaani saka buuňa.Kuɗol Ɗaahaa Muusaa Bah Madiina Gunaas.

Kumpital Daakaa MediaAltine 10/01/2021Golle Abdullaay Gunaas Njaay e Madiina Gunaas ine yaha yahdu moƴƴuru sanne.1 Jumaa Sifaaw ɓale ndariima Potooji ngimmiima.2 Jumaa Saraab ɓale ndariima Potooji ngimmiima.3 Jumaa Faas Subalɓe Wonaa ko e Aafngo taw4 Galle Daakaa Media Etaas gadiiɗo oo dariima aɓe ndaaŋani ɗiɗaɓo oo.5 Jamaa Musdalifa Aɓe e raako e jokkitde Sooroo oo.6 Jamaa Musfala Eɓe e Karo e Palaatiri e Caali Jamaa kii.7 Jamaa Neere Aɓe e janngirdu hee e Caali Jamaa kii.8 Jamaa Nasrullaahi 1 Aɓe e Caali Jamaa kii e Keblorɗe ɗee.9 Jamaa Nasrullaahi 2 (Fulɓe Jeeri) Jamaa kaa koko fusaa haa laaɓi golle makka fuɗɗitiima.10 Jamaa Nasrullaahi ( Lannji) Yaajtinde Jamaa kaa.11 Jamaa Ukkaaja Raakaade, Sooroo, Caali Jamaa Caali Jaŋngirde.12 Abii Sama Uuna Jokkitde Huɓeere ndee e Karo Jamaa kaa.13 Madiina Tuwaat Caali Jamaa kaa.14 Jumaa Mawka Madiina Gunaas Wertude Jumaa kaa e waɗde heen Kilimaaji.Golle ɗee ine njaha yahdu moƴƴuru wondude e peewal e njuɓɓudi.Yeeɓ huunde e nate golle ɗee mbeltoroɗaa.Alh Abuu Njaay Nootaniiɗo Fondation Ceerno Wolle Njaay e Madiina Gunaas.FIRO E FARAYSEKUMPITAL DAAKAA MÉDIASLundi 10/01/2021L’état d’avancement des travaux financés par le Milliardaire Abdoulaye Gounass Ndiaye dans la ville sainte de Médina Gounass:Mosquée Sifaw: les murs et les poteaux sont élevés;Mosquée Charab: les murs et les poteaux sont élevés;Mosquée Fass Soubalbé : ils sont au niveau du fondements;Locaux Daaka Médias : le premier étage est achevé et le second est entamé;Mosquée Mousdalifa: ils sont au niveau de l’enduit et l’élévation du Minaret;Mosquée Mousfala: le Carrolage, l’installation des fenêtres et le hangar sont en cours;Mosquée Néré: l’institut et le hangar de la mosquée sont en cours;Mosquée Nasroullahi 1: ils ont au niveau du hangar et les toilettes;Mosquée Nasroullahi 2 (fulɓe Jeeri): la mosquée qui était totalement démolie est en reconstruction;Mosquée Nasroullahi (Lannji): l’extension de la mosquée;Mosquée Oukkaz: l’enduit, le Minaret, le hangar et l’institut;Abi Samghun : le bâtiment et le carrelage de la mosquee sont en cours;Madina Touwat : hangar de la mosquée;Grande Mosquée de Médina Gounass : Équipement de la mosquée en tapis et l’installation des climatiseurs.Regardez ces quelques images qui vont vous rassurer.El Hadji Abou Ndiaye,Représentant Fondation Thierno Wollé Ndiaye à Médina Gounass

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